pat

Comment sauver une partie grâce au pat

Le pat permet dans certains cas, il est vrai assez rares, de sauver une partie perdue. Avant d’en voir des exemples, rappelons la définition du pat:

On dit que l’un des joueurs est pat si c’est à son tour de jouer, qu’il n’a aucun coup légal et qu’il n’est pas en échec (s’il est en échec mais n’a aucun coup légal, il est mat et la partie est perdue). La partie est déclarée nulle et le point est partagé. Signalons aussi qu’aucun coup légal signifie aucun coup possible du Roi mais également aucun autre coup possible (de pion par exemple).

Chez les joueurs débutant, le pat est parfois la fin malencontreuse d’une finale Roi + Dame contre Roi: à trop vouloir coincer le Roi adverse, on peut facilement l’étouffer.

Le pat est parfois aussi la conclusion des finales Roi + pion contre Roi:

Dans les diagrammes précédents, le pat était le résultat soit d’une erreur dans une position gagnante (dans le premier diagramme), soit le résultat logique d’une finale nulle (dans le second diagramme).

Dans le diagramme suivant, les Blancs, avec cinq pions de moins, trouvèrent une façon de forcer le pat pour annuler:

Dans la position suivante, tirée de la partie Chigorine – Schlechter jouée à Ostende en 1905, les Noirs trouvèrent une façon astucieuse de sauver la partie:

Beaucoup plus près de nous, en avril 2015, Fabiano Caruana, en difficulté avec les Blancs contre le champion du monde Magnus Carlsen, tenta un petit piège:

Pour aller plus loin

Téléchargez un cours complet sur le pat en cliquant sur le bouton ci-dessous. Ce fichier est extrait de notre cours 1440 exercices pour mieux jouer aux échecs.

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