Le jeu de la dame, un roman de Walter Tevis

Le jeu de la dame (titre original: The Queen’s Gambit) est un roman de l’auteur américain Walter Tevis (1928 – 1984) publié en 1983.

Le livre relate l’histoire d’une jeune orpheline qui se prend de passion pour le jeu d’échecs jusqu’à remporter le titre de champion des États-Unis et à affronter les meilleurs joueurs soviétiques.

Un article sur la série Netflix est disponible ici: Beth Harmon, la reine du « jeu de la Dame »

Résumé de l’histoire

Beth Harmon, qui a perdu sa mère alors qu’elle n’était qu’une enfant, découvre le jeu d’échecs en cachette avec M. Shaibel, le concierge de l’orphelinat, qui lui offrira son premier livre d’échecs. Très douée, elle le bat rapidement ainsi que les joueurs du club d’échecs local.

A treize ans, elle est adoptée par monsieur et madame Wheatley. Sans argent, elle vole des magazines d’échecs à la librairie locale et apprend par cœur les livres d’échecs qu’elle lit sur place. M. Shaibel lui envoie 5 dollars pour lui permettre de s’inscrire à son premier tournoi.

Elle remporte ce tournoi et, avec l’argent gagné, commence avec le soutien de sa mère adoptive une carrière de joueuses d’échecs professionnelle, parcourant les États-Unis jusqu’à remporter le titre de champion des États-Unis et à aller affronter à Moscou les meilleurs joueurs soviétiques.

Mon opinion sur ce roman

J’ai beaucoup aimé l’histoire de cette jeune fille, avec sa volonté de s’en sortir, mais aussi avec ses doutes et ses crises. Le roman est bien écrit, facile à lire, et l’histoire est prenante. Les parties d’échecs sont décrites avec beaucoup de détails, mais avec quelques erreurs, par exemple dans les suites de coups dans les ouvertures.

Le livre contient aussi plusieurs invraisemblances. Beth remporte le premier tournoi qu’elle joue, gagnant contre des joueurs avec un élo de près de 2000, ce qui me parait fort improbable, même pour un enfant surdoué. Il y a également quelques erreurs de traduction dans l’édition française que j’ai lue (celle de 1994). Ainsi,  le mot anglais file, qui signifie colonne dans le contexte des échecs, est traduit par le mot français file (remarque: j’ai commencé à lire la traduction 2021, qui semble meilleure).

Ces petits défauts n’enlèvent rien au plaisir qu’un joueur d’échecs peut avoir à lire ce roman.

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3 réflexions au sujet de “Le jeu de la dame, un roman de Walter Tevis”

  1. J’ai vu la série sur Netflix d’un trait Le jeu de la Dame.

    Beaucoup de personnes dans mon entourage qui ne joue pas aux échecs, m’ont parlé de l’intérêt que cela leur avait procuré sur le jeu d’échecs, mais pas moi, je trouve que le film est hors de la réalité de la vie d’un joueur professionnel d’échecs.

    Le contexte des tournois réalisé m’a semblé hors de la réalité des vrais tournois de la réalité actuelle.

    L’accent est mis sur la personnalité de la petite fille, qui par imagination se faisait des parties en regardant le plafond et arrivait à visualisé un échiquier avec des pièces en 3D.

    Puis l’intérêt grandissant du jeu que lui procurait le jeu et son niveau de jeu.

    Dans le film quand elle s’inscrit à son 1er tournoi, les organisateurs parle que le meilleur joueur était d’un niveau de 1800 Elo, donc loin des 2000 Elo dont il est apparemment expliqué dans le livre.

    Et voilà donc un détail du film qui travesti la réalité du livre.

    Je n’ai pas lu le livre. Je pense qu’il vaux mieux lire l’histoire dans un livre que de se fier à l’imagination que le réalisateur se fait de la réalité et du contexte du livre.

    Cela me fait penser à un livre que j’ai lu, qui n’a rien à voir avec les échecs, mais qui étaye ma théorie sur la réalisation d’un film basé sur un livre.

    Le livre dont je parle est le fameux livre controversé Le Da Vinci Code.

    J’ai étais complètement accroché au livre et vraiment déçu de comment avait été réalisé le film (même avec Tom Hank dans le film) , il manque les détails que l’on trouve que dans l’histoire du livre. Le nombre d’or, la suite de Fibonacci, l’intérêt du conservateur du musée pour Léonard de Vinci et les énigmes qu’il créait pour cacher le secret du Saint Graal.

    Pour en revenir à l’auteur du livre, savez vous s’il était lui même un joueur d’échecs ?

    Conclusion, pour moi je préfère toujours lire l’histoire du livre que de regarder l’interprétation subjectif du réalisateur.

    • Moi aussi je préfère souvent le livre à la réalisation en films ou séries. De mon côté j’ai entendu parler de la série mais n’ayant pas Netflix, j’ai acheté le livre. Je l’ai dévoré mais je reconnais que je ne connais pas très bien les échecs donc s’il y a des invraisemblances, je les ai survolées. En tout cas ce livre m’a donné envie de ressortir mon échiquier et d’y initier ma fille et ce livre est la raison de ma présence sur le site.

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